Il est très rare que je relève la presse et que je la retranscrive ici, mais l’édito de Jean Philippe Leclaire dans l’Equipe Magazine de ce samedi m’a paru si juste, si vrai, si secouant que je ne peux m’empêcher de le partager. C’est FC Trincamp qui à coup de textos samedi matin nous a mis la puce à l’oreille, "il faut absolument lire l’édito de l’Equipe Magazine les gars, grâce au Velay, on éclate la gueule à cet enf**** de Georges Frêche". Le texte du rédac chef de l’équipe mag dépasse en effet le cadre du ballon rond, rebondit sur le terrain des choses qui touchent et fait réfléchir sur les propos de Georges Frêche.




So Freche
En regrettant que l’équipe de France de football alignée il y a dix jours contre la Grèce compte "neuf Blacks sur onze" joueurs alors que selon lui, " la normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre", Georges Frêche a une nouvelle fois tapé complétement à coté de la plaque. Le vrai scandale est en effet ailleurs.
C’est la surreprésentation d’une autre minorité ethnique, beaucoup moins voyante et plus insidieuse, que le président de la région Languedoc Roussillon aurait du dénoncer. Dans l’équipe de départ alignée par Raymond Domenech figuraient en effet deux joueurs originaires du Velay, Grégory Coupet, né au Puy en Velay et Willy Sagnol qui a passé toute son enfance à Montfaucon, communes distantes d’à peu près quarante cinq kilomètres.
Situé au sud est du Massif central, c’est à dire assez loin de tout, le Velay compte 92 000 habitants. Si l’on rapporte ce chiffre aux 62 millions de français, la "normalité", pour reprendre les propos de Georges Frêche, serait donc qu’il n’y ait aucun Vellave en Equipe de France. Et pourtant, ils étaient deux contre la Grèce, et même trois dans le onze de départ contre l’Italie, le 6 septembre dernier, au Stade de France. A Coupet et Sagnol, il fallait en effet ajouter Sidney Govou, également natif du Puy.
Comment expliquer dès lors ce favoritisme flagrant ? Georges Frêche prtétend que si il y a "autant de blacks chez les bleus, c’est parce que les blancs sont nuls. Sauf les vellaves, aurait du préciser l’homme fort du Languedoc Roussillon. Les vrais "nuls" sont en revanche à chercher dans sa région. Malgré ses 2,3 millions d’habitants, elle ne comptait aucun représentant parmi les 23 bleus retenus pour la dernière coupe du monde.
La honte !
Nous n’irons cependant pas jusqu’à traiter Languedociens et Roussillonnais de "sous-hommes", comme leur président l’a fait il y a quelque mois à propos des harkis.
Bref, s’il y a trop de Blacks et trop de vellaves en équipe de France de football, il semblerait qu’il y ait surtout une grande gueule de trop à la présidence de Languedoc Roussillon.