Nous sommes tous Antonio Puerta” titrait simplement Marca.
Je sais que la compassion bloguée est mièvre, mais cette mort me touche.
Je sais que des milliers de personnes filent chaque jour comme du sable entre les doigts mais c’est plus fort que moi.
Je sais que l’exposition médiatique combinée à un sport que je pratique me secoue plus personnellement mais j’ai du mal à m’enlever de la tête ces images.
Je sais que cela arrive, que nonente mille personnes vont décéder dans la minute en Ethiopie, en Israel, à Bagdad, en New York ou à Saint-Etienne...
Je sais que certains serpents sifflants parlent de mort trop mystérieuse pour ne pas être dopée par des pratiques illicites, mais j’ai envie d’être naif devant quelqu’un qui part et de le voir immaculé espoir du foot espagnol.
J’ai du mal à enfiler mon short et galoper avec 21 autres gonzs.
J’ai du mal à ne pas regarder les gars en short chuter et avoir du mal à se relever sans avoir un frisson.
Je sais, je sais, je sais, enfin, je sais pas.
Je sais que vous vous en branlez, je sais.
Mais j’avais envie de l’écrire.
Vaya con dios.
Somos todos Antonio Puerta.