Pile dans les temps, elle arrive.
Pile une semaine et une journée avant l’impact, mon nouvel outil de voyage débarque.

Oui ma nouvelle valise de compétition est grande à engloutir un enfant de 15 ans en son sein (ou 2 hobbits), oui la nouvelle valise est moderne, elle roule avec une poignée pour pas trop que je force quand je vais à Orly, ma nouvelle valise, elle est taillée pour la route mais merdé y’a un hic... Un hic nostalgique.
Excité comme un puceron, j’en arrive toutefois à regretter mon ancienne valise.
Mon ancienne valise, un roman... L’ancienne valise reste ad vitam MA valise, celle que j’appelle ma valise d’africain.

Vous savez la valise qui fait marrer sur les quais de gare, le genre de valises qui déclenchent des regards condescendants à l’aéroport, le style de valise à l’ancienne qui reste seule à réception des bagages sans que personne n’ose l’attraper de peur que la brigade du bon goût le coffre fissa.
Cette valise - héritage de famille - dans ce règne despotique de la Samsonite à roulette, est futile, pas pratique, et c’est pour cela que je l’aime autant et que j’ai autant de mal à imaginer la Martinique sans elle
Une de ces valises qui a bourlingué...
De celles qui ont vécu, qui craquent le cuir, qui sentent le vécu comme le bouc poque avec assurance le bouc.
Cette valise est une histoire à elle seule, elle a vu des villes et des pays que des tonnes de Samsonite réveraient de sillonner et qu’elles ne verront jamais, crevant la gueule ouverte dans quelques années.
Authentique valise de plus de 30 ans d’âge, plus qu’une histoire, c’est un millésime, un héritage, histoires dans l’Histoire.
Donc à J-8 j’ai un peu les boules de ne pas partir avec elle...