
A 30 ans, on a envie de croquer le monde à donf, les jambes de vingt ans en moins.
A 30 balais, on va plonger dans le sérieux.
A 30 ans, on est encore au carrefour du possible, on peut aussi encore faire demi tour, changer d’orientations, de cadres, de tout en somme.
A 30 ans, on a encore la possibilité de tout plaquer et de repartir ailleurs.
A 30 ans, on est encore assez con pour foncer, et assez libre pour n’avoir rien à perdre.
A 30 ans, on vit des minutes qui rapprochent de la quarantaine, et de la satanée crise qui peut l’accompagner, même si perso je me demande si je l’ai pas faite un peu en avance (je devais être vieux avant l’age).
A 30 ans, on galope, on avance, on a encore le choix de son ritmo. On est quand même un peu pressé mais pas oppressé.
A 30 ans, on change, on révolutionne avec un certain sens de la réalité.
Alors en fait, à 30 barrots, et si globalement aujourd’hui, je n’avais que ce que j’ai toujours voulu avoir ouaiiiip !
Parenthèse pour bien resituer la naiveté qui est la mienne, il y a une dizaine, je me disais qu’à trente ans, c’était être adulte, c’était être comme mes oncles, avoir des enfants, une maison, une chienne et le monospace qui va avec...
En y regardant bien, je suis heureux (de n’avoir dans ma vie aucune de ces idées de jeunesse)
Et si ma putain de salope de vie, c’était pas un peu celle-là que je voulais vraiment sans le savoir à 20 balais...
Ma vie, mes doutes, mon job, mes potes (communément appelé la Top5Family), un demi-moi totalement en Martinique, mon adoration assumée du sexe, mon gout avoué du Dim Up élégamment porté, mon lunatisme, mes lubbies, mes folies, mes idées noires, mes forces intérieures modelées de ceux qui me manquent, ma peur viscérale du silence, mon meublage de ce dernier en musique, mon plaisir à être seul -souvent-, le bonheur de m’en taper une en solo, le plaisir avouable d’être la queue à la main, le jean aux chevilles à secouer popol, mon extase à en décéder post éjaculation amoureuse (marrant ce mélange des deux mots, mais quand on a connu on comprend hein ?), mon égo tridimensionnel (quoi ? moi, moi, moi, moi ???), mon envie de ne pas être rationnel et mon choix de le faire matérialisé par la vie qui va avec et le plaisir d’être jamais là où on m’attend.
Ben merdé à 30 balais je suis BIENheureux (je m’appelle Alexandre, ça le fait héhé) à trente années (33 exactement), on change, on murit, on enfonce des portes pas toujours ouvertes -on frappe avant et on défonce tout-, à 30 balais, on change d’épaule son fusil, on a troqué son six coups contre un plombage plus lourd et plus virulent (pertinent aussi je pense).
Bref à trente balais, je suis heureux de vivre la vie qui va avec.
Sinon, à 30 balais, je suis heureux, je bande !
Je suis cru, je suis vulgaire, je sais et alors, je vais pas polisser mon langage je suis ainsi.
Merdé à qui cela déplait (à 30 balais je reste con, toujours !)
Selon le principe instauré par la star suisse que je tiens en haute estime, pas de relecture, pas de censure.


Commentaires
1. vendredi 5 octobre 2007 à 08:53,
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